Vous ne pourrez comprendre réellement que lorsque vous aurez ressenti la force qui unit un cheval et son cavalier.
Je tremble encore de douleur, de froid, de tristesse. Il était tout pour moi. Je n'avais plus rien, et il était là, tout le temps à mes côtés, me regardant de ses grands yeux noirs, soufflant un espoir que je pensais disparu. A présent, je dois faire sans lui, continuer à avancer, les yeux bandés, le souffle coupé. Avancer dans le noir complet, tâtonnant autour de moi, me piquant sur les épines de la vie, me brûlant sur les flammes de la réalité, chutant sur le sol de son absence. C'est bien plus difficile que vous ne le pensez. Et je ne vais pas m'exprimer. C'est inutile, et la peine que ça m'inflige est bien trop importante. Aujourd'hui, j'ai le sourire aux lèvres, mais au fond, une partie de mon coeur est encore et toujours brisée. C'est inexplicable, et cela me paraissait inconcevable. J'en ai versé, des larmes. Sans jamais réussir à le faire revenir. Je vais continuer à me battre, continuer à sourire et à me faire une raison, même s'il n'y en a pas vraiment. Je vais continuer à garder la tête haute pour me dire que je peux faire quelque chose de ma vie. Mais je sais pertinement que ce n'est qu'une façade bien fragile, car sans lui je ne suis plus rien.
Pour toi, mon Gros-Thello. Parce que tu as changé ma vie.